Connait-on le potentiel du business des supermarchés afro-caribéens ?

Non classé


Connait-on le potentiel du business des supermarchés afro-caribéens ?

Par LeSpotAfro il y a 3 semaines Non classé

Étant donné le nombre important de ressortissants d’origine africaine ou caribéenne vivant en occident, il est évident que c’est un business juteux.

Nombreuses sont les personnes de la communauté qui recherchent des produits exotiques que ce soit pour effectuer des préparations culinaires ou pour les soins de la peau.

Les populations noires en Europe et Amérique du Nord sont généralement concentrées dans les grandes agglomérations.

C’est donc dans ces secteurs ou il peut y avoir un potentiel pour ouvrir des supermarchés exotiques.


Mais quelles peuvent être les difficultés à surmonter pour une personne qui veut ouvrir son supermarché afro-caribéen ?

Évidemment, ouvrir un supermarché exotique n’est pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain.

Il y a un gros travail à effectuer en amont.

Ça part de l’étude de marché.

En passant par l’approvisionnement et la sélection des fournisseurs.

Et sans compter la recherche des financements ou le recrutement du personnel.

Il y a encore d’autres difficultés que je n’ai pas cité.

Comme les histoires de marketing, de concurrence, etc.


Comment la communauté noire africaine ou caribéenne à accès ses denrées alimentaires ?

Il est vrai que certains produits exotiques sont disponibles dans les super marches classiques.

On arrive à trouver assez facilement des aliments comme les bananes plantains ou le gombo dans la grande distribution.

Il y a aussi les épiceries détenues par des ressortissants des communautés indiennes, pakistanaises ou chinoises dans lesquels on peut retrouver certaines de nos denrées.

Je ne dis pas non plus qu’il n’existe pas d’épiceries ou supermarché afro-caribéen détenu par des membres de la communauté noire.

On peut en trouver par exemple dans des quartiers comme Château Rouge pour ceux qui connaissent un peu Paris et sa région.

Mais il y a aussi des acteurs qui ont compris que le business des supermarchés afro-caribéen avait de l’avenir.

Je pense à l’enseigne BAO marché – une enseigne spécialisée dans la vente de produits alimentaires africain et créole.

Ils ont d’ailleurs, au moment où je tourne ce podcast, 2 magasins dans le nord de Paris.


Comment d’autres communautés ont réussi à développer leurs enseignes de supermarchés pour les ressortissants de leur communauté ?

S’il y a une communauté qui bien compris que se lancer dans le business de grande distribution de produits alimentaires pour leurs ressortissants : c’est la communauté asiatique.

Est-ce que tu connais le modèle Tang frères ?

Tang Frère est une chaine française de supermarché crée par 2 frères originaires du Laos.

Ils ont ouvert leur première boutique en 1981 à Paris.

Et à force se développer, ils sont maintenant devenus la référence en France dans le domaine de l’épicerie asiatique.

Ils ont compris qu’il était important de s’implanter dans les secteurs ou il y a une forte représentation de la communauté asiatique.

En 2016, leur groupe réalisait un C.A de 175 M€ et employé près de 400 personnes.

Ils ont à travers le temps diversifié leurs activités en se positionnant dans la restauration, l’import-export et les médias.

Le modèle de Tang Frère est vraiment intéressant et pour moi il pourrait être parfaitement adapté à la communauté Afro-caribéenne.

Commentaire

Il n'y a pas encore de commentaires.
Identification requise

Vous devez vous connecter pour poster un commentaire.

S'identifier

Partager